Comprendre l’amour une clé contre la jalousie ?

Comprendre l’amour une clé  contre  la jalousie ?

alt=" Comprendre l’amour une clé contre la jalousie ?="300" height="274" />

Ce couple respire le bonheur d’être ensemble et de se comprendre

 

Les 5 étapes de la vie amoureuse.

Yvon Dallaire, Les étapes de la vie amoureuse, Editions Option Santé, 1996

o        Idylle : Pendant la période de séduction, nul n’est assuré de la relation. C’est pourquoi hommes et femmes se présentent sous leur plus beau jour. L’homme n’est jamais aussi attentif et communicatif que durant cette période. La femme n’est jamais aussi admirative et réceptive. En même temps, les deux ont tendance à idéaliser la personne qu’ils convoitent. Ils passent des heures et des heures à bavarder et à faire l’amour, tout en élaborant des projets de vie. Ils pensent que l’Amour leur permettra de surmonter toutes les difficultés. C’est la phase que l’on voudrait faire durer toujours.

o        Lutte de pouvoir : Le couple est toujours heureux, mais l’intensité s’atténue. Chacun prend contact avec la personne réelle à la source de tant de sensations, d’émotions et d’espoirs.

La certitude d’avoir conquis l’autre fait que chacun commence à exiger ce qu’il attend de son couple et à se présenter sous son vrai jour. Les différences deviennent souvent sources de différends. Par exemple, l’un met l’accent sur sa carrière et l’autre, sur le couple et la famille.

Cette lutte pour le pouvoir est nécessaire : elle permet de savoir qui est réellement l’autre et d’affirmer les besoins et les attentes de chacun face au couple. À ce stade se joue toutefois l’avenir du couple.

Plus de la moitié des couples se sépareront. De 20 % à 30 % se résigneront et s’endureront, cherchant des compensations dans le travail ou les enfants. À peine 20 % sortiront gagnants de cette lutte inévitable.

o        Partage du pouvoir : Dans le partage du pouvoir, l’un et l’autre acceptent de mettre ces différences, parfois contradictoires, au service du couple et apprennent à gérer les crises et les conflits inhérents à la vie à deux. Par exemple, ils réussissent à faire un budget tenant compte de la sécurité pécuniaire de l’un et de l’insécurité de l’autre.

Les deux sont plus souvent amants qu’ennemis intimes. Les deux utilisent leurs intelligences émotionnelles pour ne pas laisser leurs émotions négatives et leurs frustrations étouffer leurs émotions positives et leur joie d’être ensemble.

o        Engagement : C’est à cette étape que le couple devrait se marier, car son amour est maintenant basé non plus sur la passion, mais sur une véritable connaissance et l’acceptation de l’autre tel qu’il est dans ses ressources, ses sensibilités, ses faiblesses.

L’amour à ce stade devient un attachement, non plus une dépendance passionnelle. Attachement au style de vie original et unique que le couple a su créer bien au-delà de ses crises. Face à ses conflits le couple a fait grandir son intimité et son entraide. Les deux sont devenus complices.

o        don de soi ou ouverture sur autrui : Toute une vie est nécessaire pour arriver à cette sagesse que savent démontrer les couples heureux à long terme. Leur existence prouve que, malgré les difficultés de la vie à deux, il est possible de réussir là où la majorité a échoué. Ils se rappellent même leurs conflits antérieurs avec humour. Les couples heureux deviennent un exemple pour leurs enfants, leurs petits-enfants et leur entourage.

Presque toutes les personnes qui sont ensemble pensent « qu’être ensemble » est une question d’amour, mais « amour » est un terme générique qui englobe de nombreuses significations.
Tout d’abord il y a le sentiment amoureux que nous ne pouvons pas ou peu contrôler. Ce type d’amour s’appelle « engouement » : c’est un processus chimique dont la durée peut varier de trois minutes à trois ans. Chez tous les couples, ces sentiments vont et viennent.
Puis il existe un autre type d’amour qui est délibéré, que l’on cultive sur une longue période.
Dans le roman de Louis de Bernières, La mandoline du capitaine Corelli, le docteur Lannis s’entretient avec sa fille Pelagia, qui est tombée amoureuse du Capitaine Corelli :

« L’amour, ce n’est pas resté sans voix, ce n’est pas l’excitation, ni la déclaration de promesses d’une passion éternelle. Ce n’est pas le désir de faire l’amour à tout instant du jour, ni rêver toute la nuit qu’il te fait des bisous partout. Non, ne rougis pas ! Je te dis la vérité. Ça, c’est “tomber amoureux”, et n’importe quel imbécile peut le faire. L’amour, c’est ce qu’il nous reste quand le feu de la folie amoureuse s’est éteint… C’est ce que nous éprouvions, ta mère et moi. Nous avions des racines qui poussaient en profondeur et se rapprochaient les unes des autres. Quand nos branches ont perdu leurs jolies fleurs, nous avons découvert que nous ne faisions plus qu’un seul arbre au lieu de deux. » Louis de Bernière, La Mandoline du capitaine Corelli (Gallimard, 1999)

« L’amour-engouement » ne se contrôle pas. En revanche, « l’amour-délibéré » peut se travailler, s’alimenter.

Article tiré du blog :

http://www.viesavie.com/

Cissé Le Périclytos

 

 

 

 

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*